Mercredi 23 avril 2008

Dimanche 20 avril 2008, les Casabrothers étaient enfin de retour dans le monde des raids multisports. Nous n’avions plus couru ensemble depuis notre seconde place au raid court des Méandres du Gardon du 3 juin dernier. Notre come-back s’effectuait sous la nouvelle appellation de « Team Névasport » (Le plus grand magasin de sport de la vallée de la Clarée). Intersport, Lafuma et consort peuvent trembler…

 

Après un hiver passé à vendre et louer des skis de fond  Fred s’interrogeait sur sa condition physique. Son VTT était au garage depuis septembre. Vivre à plus de 1600m d’altitude profite aux globules rouges, mais froid et chemins encore enneigés obligent le vélo à hiberner longtemps. En début de semaine, nous nous sommes donc retrouvés au niveau de la mer pour deux petites sorties d’entraînement. Il était en pleine forme, j’ai eu du mal à suivre… 

Nous abordons donc ce 10ème raid Vallis Clausa relativement confiants. Après une 17ème place en 2006 et une 24ème en 2007 nous ambitionnons une place dans le top 20.

Seule grosse inquiétude, une météo qui nous promet déluge et violentes rafales de vent dès le départ de la course.

 

5h00 : Notre assistant a pris notre réveil de vitesse et nous lève avec une demie heure d’avance sur nos prévisions. La nuit a été courte.

 

7h15 (environ) : Arrivée à Fontaine de Vaucluse et retrait du dossard 294. Nuages et vents sont déjà là. Seule manque la pluie.

 

8h00 (environ) : Nous sommes les premiers sur la ligne de départ et prenons le temps d’un petit café sur les berges de la Sorgue. Il y plus de courant que l’an dernier. L’épreuve de canoë devrait être plus rapide.

 

8h35 : Nous retirons notre Road Book au car podium. Nous allons partir pour 8 km de run and bike (une nouveauté pour nous), 7 km de canoë, 5 km de VTT, 10km de Course d’Orientation et 12km de VTT.

8h55 : Dernier briefing, on nous annonce l’arrivée des précipitations pour l’après-midi. J’ai du mal à le croire et décide de partir avec ma veste de pluie.

 

9h05 : Fred et les VTtistes   partent tranquillement pour nous attendre quelques centaines de mètres plus loin. 

9h10 : Le soleil se lève ! Les coureurs sont lâchés pour le départ officiel. Je suis dans le premier tiers du peloton. Nous rejoignons nos coéquipiers au bout d’une dure côte en sous bois. J’ai bien fait de prendre le premier relais. La pente oblige Fred à pousser son VTT qui devient un handicap sur un début de parcourt accidenté de type trail. Au bout de 1500 mètres d’ascension il parvient tout de même à me refiler sa patate chaude. C’est donc au guidon que j’enchaîne par une  sinueuse descente en single track  au milieu des arbres. Là non plus, le vélo n’est pas vraiment à son avantage. Impossible de doubler et le moindre obstacle oblige à mettre pied à terre. Je lui rends sa monture à l’orée du bois. C’est alors que nous entamons 5km de petites routes de campagne relativement planes. Fred est en roue libre, il sifflote tranquillement à mes côtés. Je suis un peut jaloux. Au bout d’un petit kilomètre c’est avec grand plaisir que je me transforme en paisible cyclotouriste. Nous décidons alors de faire des relais de 1000 mètres. Nous plafonnons à 12/13 km par heure. Une bonne dizaine d’équipes en profite pour nous dépasser et nous distancer inexorablement. Rien à faire, la course sur route n’est vraiment pas notre spécialité.

 

 

9h55 : Nous sommes bien content d’apercevoir notre coéquipier assistant qui nous attend en fin de run and bike pour récupérer le vélo. Il nous annonce une 38ème position. Nous sommes en retard sur nos objectifs.

 

10h00 (environ) : Nous embarquons pour 7 km de canoë sur la Sorgue. Débit d’eau important et fort vent dans le dos nous permettent un départ relativement rapide.

Après 2km, un amusant passage sous un pont nous voit passer à la 30ème place.


Nous ne sommes pas non plus des spécialistes de la pagaie mais la concurrence est encore moins à l’aise que nous. Au fil de l’eau, nous dépassons ainsi quelques bateaux ivres zigzagants au gré du courant. Chaque petit passage délicat est l’occasion de rattraper une petite grappe d’embarcations enchevêtrées.

 

Vers 11h00, nous retrouvons la terre ferme à une satisfaisante 20ème place. Notre assistant nous oriente rapidement vers nos vélos. Certaines équipes ont du perdre de précieuses minutes à retrouver les leurs.

 


C’est confiants et déterminés que nous partons pour une courte et roulante section VTT longue d’environ 5 km.

 

 

 

Nous parvenons bien vite au départ de la Course d’Orientation, qui est habituellement notre point fort. Les deux premières balises, relativement faciles, nous mettent en confiance. La troisième qui demandait une bonne lecture du relief, nous permet de dépasser 4 ou 5 équipes déboussolées par de petits sentiers absents de notre carte IGN. Je me mets alors à rêver à une possible place dans les 10. Les points 4,5 et 6 sont assez simples à atteindre. J’ai un peu de mal à suivre Fred qui me sert de tête chercheuse. Je le dirige à la voix : « tout droit, prochain chemin à gauche, moins vite… ». Le soleil est toujours là, je ne prends pas le temps de retirer ma veste et souffre un peu de la chaleur. La 7ème balise, perdue dans les bois, nécessitait une prise d’azimut précise. Nous tombons dessus directement. Quelques équipes désorientées errent alentours. Nous devons être dans le top 5. La dernière balise et l’arrivée sont atteintes dans la foulée. Nous ne le savons pas encore mais nous atteignons la zone de transition avec les premiers. Tvsports-nature.com en profite pour recueillir nos impressions. Nous sommes meilleurs en CO qu’en interview à chaud.

 

Et c’est partit pour 12km de VTT dans les monts du Vaucluse en direction de Fontaine. Nos montures sont nerveuses, elles sentent l’écurie. Mais le manque d’entraînement spécifique se fait sentir. Je tire la langue dans les côtes. Fred n’avance pas dans les descentes techniques et caillouteuses. Deux ou trois équipes en profitent pour nous passer. Nous ne le savons pas encore mais nous venons de nous faire doubler pas les futurs vainqueurs.

 

13h20 : Une autre équipe se rapproche lorsque, à trois kilomètres du but, l’organisateur nous arrête et neutralise la fin de course. Le vent violent qui se renforce nous interdit un passage aérien sur un aqueduc enjambant la Sorgue. C’est donc en roue libre que nous rejoignons la ligne d’arrivée par une petite route goudronnée. A la grande joie de nos supporters il semblerait que nous soyons  les premiers du parcourt court  à franchir la ligne. Ils nous pensent vainqueurs ! Nous leur expliquons que nous devons finir aux alentours de la cinquième place.

 

 

14h00 (environ): Au moins, nous sommes les premiers à la pasta party qui se déroule dans une grande salle toute proche de l’arrivée.

Le soleil a disparu, nous sommes contents d’être arrivés avant la pluie qui se rapproche à grande vitesse. Dire que j’ai porté ma veste de pluie pendant toute la course…

Nous apprenons alors que nous terminons 4ème au scratch et deuxième de notre catégorie ! Il va falloir rester jusqu’à la remise des prix !

Dehors il pleut, les enfants courent partout dans la salle. Nos supportrices s’impatientent ! Demain c’est la rentrée  des classes et il nous reste de longues heures de route sous la pluie et la neige (pour Fred) pour rentrer dans nos Hautes-Alpes.

 

16h40 : Nous recevons enfin nos lots de la part de l’organisateur.

 

 

17h00 : Nous pouvons repartir, la tête pleine de belles images ensoleillées, sous le déluge annoncé par toutes les radios depuis la veille.  

 

Traditionnel petit rayon statistique :

Nous finissons en 4h16min30s.

Nous sommes 4ème au scratch sur 86 équipes à 3 minutes seulement des vainqueurs.

Nous terminons 2ème en catégorie seniors hommes à 90 petites secondes des gagnants.

 

Nous étions (au scratch) :

-         38ème après le Run and Bike (pas terrible…)

-         20ème à la sortie du  Canoë (pas trop mal…)

-         1er ou 2ème à la fin de la CO (pas d’erreur d’orientation mais des jambes un peu lourdes…)

-         4ème à l’issue du VTT (manque d’entraînement manifeste dans ce secteur…)

-         1er à la bière d’après course (parfait, ne rien changer…)

 

C’est encore une fois la course d’orientation qui a fait la différence.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par casanova - Publié dans : casabrothers
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Dimanche 6 avril 2008

Veynes, charmante bourgade haute alpine sise au pied d’un massif du Dévoluy encore enneigé nous accueillait en ce Dimanche 6 avril.  Avec Nathalie nous étions là pour participer aux 10 km de « La Bombarde ». Nathalie avait bien l’intention de bombarder et de retrouver le podium pour la première fois depuis l’automne dernier. Pour ma part, j’étais là pour établir mon record sur la distance. Cela ne s’annonçait pas difficile puisque c’était mon premier 10 000m. Courir le  bitume sur de courtes distances l’oeil rivé sur le chrono n’est pas mon passe temps favori. Je préfère largement battre la campagne de mes semelles et pneus crantés. J’étais donc là avant tout pour préparer le raid Vallis Clausa du 20 avril. J’envisageais simplement un temps inférieur à 50mn. Un petit test quelques jours auparavant me laissait espérer un chrono d’environ 47mn.

 

La description du tracé sera rapide : Départ et arrivée au plan d’eau de Veynes, 5 km de faux plat légèrement montant le long du Buech suivis de 5 km de faux plat légèrement descendant.

 

7h45 : Réveil tranquille, ciel nuageux, température extérieure de 2°C.

 

8h35 : Arrivée au plan d’eau de Veynes. Pas de bikini en vue, la température est montée à 3,5°C, le printemps a du mal à s’installer dans nos montagnes.

Inscription, petit échauffement en attendant Nathalie.

 

9h20 : Arrivée de Nathalie…

 

10h00 : Nous sommes environ 150 au départ, les champions locaux et leurs clubs sont présents. Le soleil pointe le bout de son nez, nous pouvons décoller.

 

10h04mn40s : Passage au premier kilomètre sur les bases envisagées.

 

10h09mn27s : Second kilomètre un peu plus lent. Nath en profite pour me rejoindre et c’est ensemble que nous repartons sur un bon rythme.

 

10h23mn34s : Passage à la mi-course sur les bases de 47mn, tout va bien à bord du bombardier de la Hautes Alpes Air Force.

 

10h28mn : Sixième kilomètre, je me sens bien, je prends le risque d’exploser en plein vol en accélérant un peu. Nathalie suit son plan de vol initial et se laisse légèrement distancer.

 

10h32mn30s : Je maintiens mon tempo de 4mn30s au kilomètre. Nat est à 50 mètres.

 

10h37mn : Huitième borne, il reste du kérosène en soute, les deux moteurs ronronnent comme des horloges.

 

10h45mn30s : Atterrissage en douceur le long des berges du plan d’eau (72ème/144). J’ai encore pu accélérer sur le final. Je suis content de moi, j’ai explosé mon record. Ma copilote termine à une trentaine de seconde, à la première place de sa catégorie! Félicitations, objectifs atteints.

 

De mon côté, je suis pour une fois content de ma gestion de course. J’ai enfin réussi à courir en négative split. Expression étrange plutôt positive puisque signifiant que la seconde partie de course est effectuée plus rapidement que la première (je l’ai appris sur le net). Rien à voir avec le banana du même nom où la seconde moitié de la banane n’est pas plus courte que la première. Et je ne parle pas de slip non plus…

 

Au final, même si ce type de compétition n’est pas ma tasse de thé, se fut une belle journée avec son lot de petits plaisirs.

 

             

 

 

 

Par casanova
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Mardi 25 mars 2008

Pour voir la video du trail.

http://www.ventoux-tv.com/asx08/zvideo_080412_trail.asx


Dimanche 23 mars 2008, tout prêt du charmant village de Bédouin, il est 8H41et je prends le départ du 6ème trail du Ventoux en compagnie d’un millier de passionnés.  

La température est égale à – 2°C, le mistral se met à souffler, on nous annonce du -15°C au sommet avec des rafales largement supérieures à 100km/h, le haut du parcours est enneigé…

Mais que fais-je donc ici alors que je pourrai tranquillement entendre passer les cloches du fond de mon lit douillet ?

Je suis là pour le plaisir de courir les sentiers, pour participer à une belle manifestation, pour affronter le mythique Ventoux, pour courir mon premier « vrai » trail et m’évaluer ainsi en vue des 68km de la Sky Race de Serre-Chevalier du mois de juillet.

 

Revenons un peu sur les détails de cette journée mémorable :

 

4H50, Six Fours les Plages : Je bats mon réveil de cinq minutes après une nuit de sommeil léger. 

 

7H00 : J’arrive au camping naturiste du Domaine de Bélizy, lieu de départ de la course, il fait -3°C, tout le monde est chaudement vêtu.

 

7H30 : Retrait du dossard 383 accompagné d’échantillons de produits énergétiques divers (poudres, gélules et côtes du Ventoux). Le dernier cité était peut-être le plus sain mais j’avais oublié le tire-bouchon. Tant pis, il fera un excellent breuvage de récupération.

 

7H45 : A l’arrière de ma voiture, j’empile les couches : crème chauffante et collants d’hiver pour le bas, première peau Kraft (en vente chez Névasport), seconde et  troisième couche plus un coupe vent dans le sac pour le haut. Ne pas oublier les gants, le buff et le bonnet pour les extrémités. Une couverture de survie, le portable, barres, gels et boisson énergétiques dans le sac et je suis prêt à décoller. Je risque une taxe pour surcharge de bagages.

 

8H30 : Nous sommes tous rassemblés sur la ligne de départ pour une émouvante minute de silence à la mémoire d’une sportive récemment disparue.

 

8h41 : Nous partons pour 39km et 2000m de dénivelé d’un bonheur légèrement atténué par les conditions météos qui interdisent l’accès au sommet. La nature reste la plus forte, ce n’est pas aujourd’hui que je vaincrai le Ventoux. Manqueront 3 km et 200mètres de dénivelé. Les kilomètres restant suffiront…

 

Un petit tout dans les vignobles qui entourent Bedouin.
Un superbe passage sur le site des demoiselles coiffées


puis nous attaquons le géant de Provence par l’Epaule de Curnier (7,5 km, 450m d’altitude).


Telle une colonie de fourmis nous progressons pas à pas. Le soleil brille, le mistral, chargé de senteurs méditerranéennes, n’est pas gênant.

 

 

9h45 (environ) L’épaule se termine par un passage abrupt qui nous mène vers la Combe de Bouisse. Je profite du ralentissement pour manger une barre.

Le premier est passé depuis un bon quart d’heure, je tiens tranquillement une moyenne de 8km/h. Tout va bien à bord.

 

S’ensuit une longue montée avalée d’un bon pas dans le pierrier de la Combe de Bouisse.


Une traversée où je m’enflamme un peu, une belle montée dans les arbres

 où je « saute » une douzaine de concurrents et une amusante descente technique qui nous emmènent vers le Jas des Landerots et son ravitaillement (13 km, 1.030 m).

10h40 : Je quitte ce premier ravitaillement après avoir tenté de boire un verre de boisson énergétique où flottaient des glaçons. La température est toujours négative mais je me sens bien, ma moyenne est logiquement tombée à 6,6km/h mais j’ai l’impression de pouvoir continuer sur le même rythme pendant des heures.

 

 Un sympathique raidillon (environ 20 %), partiellement enneigé, me ramène bien vite à la raison. Je ne pense plus à doubler personne et cherche à adopter un tempo plus économe en énergie. Après une succession de montagnes russes qui nous font progressivement quitter la Provence pour la Sibérie, nous arrivons à la séparation des circuits située au Jas de la Couanche (16 km, 1.140 m). Ma moyenne s’est stabilisée à 6,20 km/h. Les voyants sont encore au vert mais je sens poindre un peu d’appréhension. Les choses sérieuses commencent maintenant.

 

11h20 : Je profite de ce second ravitaillement pour revêtir mon coupe vent. On nous annonce 7km d’ascension dans la neige, face au vent…

Certains hésitent à poursuivre et basculent avec ceux du « petit » circuit.

L’aventure commence vraiment ici. Nous sommes moins nombreux, je me retrouve seul pour la première fois depuis le départ. Tout est blanc autour de moi.

Seul se fait entendre ce mistral qui souffle sur nos têtes. Grand moment de bonheur, protégé par le doux cocon de mon coupe vent, je chemine agréablement sur une neige ferme et cotonneuse à la fois.

Un petit groupe de quatre me tire de mes rêveries en me rattrapant à la sortie de cette combe qui restera le meilleur souvenir de ma journée (21 km, 1.448 m).


Nous continuons ensemble notre voyage et sommes dans les Alpes lorsque nous atteignons alors le point haut du circuit au niveau du téléski de l’Ermitage (1.500 m). Nous dévalons alors les pistes enneigées en direction du chalet Reynard (23 km, 1.420 m) où une réconfortante soupe chaude nous attend. Ma moyenne s’est stabilisée à 5,9 km/h, la montée s’est bien passée mais j’appréhende un peu le retour vers la Provence.

 

12h34 : Une soupe, une pâte de fruit et deux verres de coca en guise de repas et il est temps de repartir.

 La magnifique descente du Vallon des Pointes, entièrement enneigée, s’offre à nous. Quel plaisir de se laisser partir sur cette confortable couche immaculée. J’ai presque l’impression de voler.

Mais il me faut bien vite atterrir. La neige laisse la place à un terrain gras. La descente est remplacée par une succession de faux plats et de brèves montées. Finit de rêver. Plus de kérosène dans les jambes. Je m’arrête au milieu d’un raidillon pour quitter mon coupe vent et tenter de récupérer un peu. Je laisse filer le groupe qui m’accompagnait depuis le chalet. Un compagnon d’infortune, plus mal en point encore, est plié en deux au bord du sentier. Les 14 derniers kilomètres seront  les stations d’un chemin de croix personnel.

J’espère me refaire un peu  au ravitaillement de la séparation des parcours (29 km, 1.140 m). Mais ils ne m’ont pas attendu et viennent juste de plier bagages.

 

Je suis seul lorsque je bascule dans la longue descente de la Combe d’Ansis. Les 4 kilomètres de ce beau sentier en sous bois furent un véritable calvaire pour mes cuisses. Quel dommage de faire une telle descente avec le frein à main et les dents serrées.

 

J’avale deux verres au dernier ravitaillement. Il reste encore 5km. Je ne vois plus le bout de la large piste tout en faux plats qui doit nous mener vers l’arrivée. Une bonne dizaine de concurrents en profitent pour me dépasser. Je ne peux m’accrocher à aucun et c’est au ralentit que je rejoins doucement le domaine de Bélizy.

 

14h35 : C’est avec plaisir et soulagement que je passe sous l’arche d’arrivée au bout de 5h54mn26s d’efforts. (318ème sur 423 arrivants).

 

Tout en appréciant la paëlla qui nous attendait à l’arrivée je fais un premier bilan de ma journée. J’étais là pour :

-         le plaisir de courir : objectif largement atteint pendant 4 bonnes heures.

-         participer à une belle manifestation : objectif atteint.

-         affronter le Ventoux : objectif partiellement atteint, le sommet s’est refusé à nous.

-         courir mon premier « vrai » trail : objectif atteint.

-         m’évaluer en vue de la Sky Race de Serre-Chevalier : Je ne suis pas encore prêt à courir 10 heures mais j’ai emmagasiné de l’expérience. La prochaine fois je me méfierai de l’euphorie de la seconde heure que j’ai payée sur la fin.

 

 

 

 

 

 

Par casanova
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Mardi 4 mars 2008

Samedi 1er mars 2008, j'étais au stade Vélodromme pour assister à une belle victoire des marseillais.

 

Par casanova
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Dimanche 24 février 2008

Samedi 23 février nous avions organisé un triathlon entre amis.
Au programme: Ski de fond à bayard, raclette à la maison et pétanque dans le jardin.
Nous ne savons pas quelle fut l'épreuve la plus difficile. Mais soleil, vin blanc et bonne humeur nous aidèrent à franchir tous les obstacles avec une aisance certaine... 

Par casanova
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