Mardi 2 juin 2009
Par casanova
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Mercredi 27 mai 2009

 



En week-end prolongé dans le Var je me suis laissé tenter par le renaissant Trail des Maures.

 

Après deux nuits torrides avec l’olivier en rut qui campait au pied de la fenêtre ouverte (température oblige) de ma chambre, je ne suis pas au mieux de ma forme. Avec des yeux de lapin albinos, un chat dans la gorge, des limaces qui sortent des narines et une méduse asthmatique à la place des poumons, je ressemble plus à une créature du docteur Moreau qu’à un tranquille coureur de trail.

Cela ne m’empêche pas d’être présent, dès huit heures, dans le charmant village de Collobrières, capitale  varoise des châtaignes, des sangliers et, en ce dimanche ensoleillé, du trail.

 

8H10 : Inscriptions sur la place centrale, au milieu du marché local. Fred est de nouveau avec moi, après la foulée caturige du WE dernier. Nous héritons des dossards 452 et 455.


8H55 : Nous sommes 227 sur la ligne de départ où Samuel BONAUDO et de dynamiques organisateurs assurent ambiance et séance d’échauffement  en musique. 


9H00 : C’est parti pour 21km et 1100m D+.  Sympathique traversée du bourg puis c’est la première difficulté : une raide pente bétonnée comme je ne les aime pas. Les poumons sifflent, les jambes mollissent déjà, Fred en profite pour s’échapper. Ca commence bien ! Voilà ce qui arrive lorsque l’on ne dort pas la nuit... 

 
9H10 : La pente se calme, le parcourt vallonné en sous bois se fait plus agréable. Nous nous élevons par paliers successifs. Je trouve peu à peu mon rythme de croisière prévu pour la matinée (un  paisible 7km/h qui est censé me préparer au trail des Cerces du 12 juillet). 


9H40 : Je reviens sur Fred qui me semble en bonne condition et décide de faire la course avec lui.

 

9H43 : Nous basculons dans la première belle descente, une large et roulante piste forestière bordée d’eucalyptus, pins, châtaigniers, chênes lièges… 


9H57 : Premier passage à guet en fond de vallon, j’en profite pour mouiller le buff. La température au soleil avoisine déjà les 30°C.
Très agréable  remontée ombragée le long du ruisseau. Merci aux organisateurs d’avoir climatisé cette partie du circuit. 


10H00 : Premier ravitaillement, bénévoles souriants, ravito varié, banderole vantant les mérites d’une certaine marque de produits énergétiques étrangement absente des tables.
 


Un tiers du kilométrage, un tiers du dénivelé, une heure de course, pile dans nos prévisions…
 


10h09 : Nous continuons à nous élever tout doucement, une jolie ferme à notre droite, quelques chèvres, un troupeau de moutons, des genets en fleurs, nous sommes en Provence 
.

 


10H13 : Pittoresque petit guet, Fred en profite pour remplir sa casquette.
 


10H15 : Deux cavalières sellent leurs montures au bord du chemin. J’en prendrais bien une si seulement je savais la monter (la jument bien sûr
).
 


10H18 : Nous traversons un paysage de garrigue. L’étroite sente serpente au milieu d’une dense mais (trop) basse végétation. Notre tête n’est plus à l’ombre, belle vue sur le massif des Maures, les 30°C sont dépassés, j’ai la cervelle qui fait des bulles…Attention à ne pas venir fada avec ce soleil qui te fend le melon...
 




10h20 : Virage à droite, nous attaquons la seconde belle descente, régulière et ombragée, du circuit. Nous y  croisons de magnifiques chênes lièges.
 


10H45 : Après la descente, début de la remontée vers le second ravito. D’abord relativement facile, elle devient de plus raide et ensoleillée. C’est quasiment à quatre pattes et la langue dans la poussière que nous gagnons le point d’eau (et de saucisson…).
 


11H00 : Nous quittons ce havre de paix et de bonne humeur. Il paraît que la mer n’est pas loin.
 


Deux tiers du kilométrage, deux tiers du dénivelé, deux heures de course, pile dans nos prévisions…
 


Oui, elle est là-bas en bas, à notre gauche. Nous apercevons l’île de Porquerolles à l’horizon pendant que nous cheminons en crête.

 


 

11H12 : Nous atteignons un petit point haut.

Belle vue panoramique. Mais belle vue = absence d’arbres = soleil qui commence à taper sérieusement sur la cafetière. 

C’est reparti pour une longue descente. D’une belle et facile piste verte nous passons brutalement à une fantastique piste noire. Slalom spécial entre les arbres, j’ai rangé la caméra, mes mains me servent à m’accrocher aux branches. L’épais humus noir glisse juste ce qu’il faut. Trop bon 


11H25 : J’attends Fred au pied de la piste. Le skieur de la vallée de la Clarée n’a plus de cuisses…L’objectif des 3 heures s’éloigne petits pas à petits pas.
 


11H35 : Petit répit après la descente, un replat, il reste environ 4km, Fred veut que je parte devant. Je refuse, j’hésite puis l’abandonne à son triste sort juste avant le dernier guet où un merveilleux bénévole (bénit soit-il) asperge tout le monde au passage.
 


Dernière montée, la plus chaude, figues de barbarie, nous sommes en plein désert. Un gentil organisateur nous annonce « plus que » 300m d’ascension qui nous paraissent le double voire le triple. Le pôvre, il a dû avoir les esgourdes qui sifflent….
 


11H54 : Une ruine en pierres sèches marque le sommet. C’est la dernière descente, le rideau sur la scène va tomber…
 


12H00 : Collobrières est à mes pieds, les clochent sonnent midi.
Slalom géant dans les étroites et sinueuses venelles du village. 


12H03 : Retour à la case départ, c’est l’arrivée. 
 


Trois tiers du kilométrage, trois tiers du dénivelé, trois heures trois  de bonheur, presque pile dans nos prévisions…
 


12H07 et 32°C : Fred le ptit frère est déjà là, il a perdu un peu de temps sur le dernier tiers.

Encore un petit effort et il est prêt pour le marathon ...


12H25 : Nous sommes quasiment les premiers à profiter d’un agréable petit repas bio pris à l’ombre des mûriers. La crème de marrons de Collobrières est un délice…
 

Magnifique trail, bénévoles souriant( e )s organisation parfaite et conviviale, parcours bien équilibré et surtout bien ombragé. Nous avons ainsi pu courir dans de bonnes conditions malgré une chaleur caniculaire. Expérience à renouveller... 


PS : Je tiens à préciser que l’olivier (sans majuscule) est un arbre des régions méditerranéennes 
.
                     

 
Par casanova
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Mercredi 27 mai 2009

Dimanche 17 mai,  réveil 8h00, le soleil brille enfin sur les Hautes-Alpes.

C’est jour de foulée Caturige, première course depuis deux mois.

 

8h45 : Retrait du dossard 135. Les concurrents arrivent peu à peu sur la place du joli village de Chorges. Rentrée tardivement la veille d’une semaine au soleil, Nat n’est pas là. Fred arrive de Névache pour sa coursette semestrielle, il n’a pas trop couru dernièrement. Knix05 et Benj-05 sont là eux aussi, chacun ayant des objectifs différents. Il y a même Laurent05 qui est venu depuis Ancelle à vélo pour nous saluer.

Pour ma part, je ne suis pas venu pour rigoler. Aujourd’hui, pas question de musarder en chemin, pas de reportage vidéo, pas de porte bidon, des chaussures de route à la place des Wings…  Juste un T-shirt (Kikourou bien sûr) pour accrocher le dossard et un cuissard pour ne rien perdre en route J. L’objectif du jour est de se faire mal (c’est malin !) et d’essayer d’approcher l’heure de course pour 12,5km.  Il s’agit surtout d’atteindre les 12km/h de moyenne sur ce petit trail au profil roulant (200m de dénivelée seulement).

 

9h20 : J’apprends qu’en raison du marché qui se tient dans la rue principale, le départ à été déplacé. Le parcours est rallongé de 160mètres. Déjà 45 secondes de perdues, l’illusion des 59min59s s’envole…

 

9h30 : Nous sommes 121 à nous élancer dans les rues du village. Bien placé sur la grille de départ et pressé de souffrir, je pars sur les chapeaux de roue (c'est-à-dire 14km/h voire plus dans la première descente !). Sans casque en plus ! Je n’ose imaginer les conséquences d’une chute à de telles vitesses J.

 

Je ralentis légèrement en quittant le bitume pour un large (mais humide) chemin de terre (Toujours le même problème des  changements de revêtement à haute vitesse, on ne sait jamais comment la gomme des semelles va réagir). Benj05, qui vaut moins de 40 au 10km en profite pour me dépasser (C’est là que je me dis que je suis vraiment parti trop vite).

 

9h43 : Les 3 premiers kilos ont été avalés à la moyenne de 13,33km/h qui correspond à ma meilleure allure sur 10km. Le compte-tour est dans le rouge, la route s’élève progressivement, je me vois dans l’obligation de tomber une vitesse.

 

9h48 : 4ème kilomètre, ma moyenne est tombée à 12,77km/h, je suis toujours dans mon plan de course (souffrir pour finir en une heure) mais le chemin ne veut toujours pas descendre vers le lac de Serre-Ponçon.

 

9h55 : Moyenne tombée à 12km/h au passage du 5ème kilo. Le sommet est proche.Le soleil cogne.

 

Belle descente en direction du lac, je me mets en roue libre et reprends un peu de vitesse.

 

10h04 : Passage au 7ème kilo, à la faveur de la descente, ma moyenne est remontée à 12,15. Je souffre toujours autant, c’est bien…

 

A la sortie du hameau de Chanteloube, après la chapelle, un mur des lamentations bitumé se dresse devant moi. Quelques concurrents profitent de mon aspiration pour me dépasser.  Ils réussissent plutôt à éviter la chicane mobile que je suis devenu. (En fait je freine au pied de chaque côte pour faire chuter ma vitesse ascensionnelle. J’ai les oreilles sensibles et ai quelques problèmes de dépressurisation dès que je m’élève trop rapidementJ).

 

10h10 : 8ème kilomètre, ma moyenne est tombée à 11,92, mes objectifs s’envolent tous, sauf un, j’arrive encore à me faire mal.

 

10h45 : 9ème kilo, une petite descente, suivie d’une longue et plate ligne droite goudronnée me permettent de relancer un peu. Ma moyenne remonte à 12km/h. L’espoir revient.

 

Pour peu de temps, une nouvelle côte assassine que je finis au pas met fin à mes illusions. Le ravitaillement qui nous attend au sommet est le bienvenu. Un verre d’eau pour faire baisser la température et c’est reparti. Le clocher de Chorges est à l’horizon, les Six Compagnons qui viennent de me dépasser sont en ligne de mire, encore un petit effort.

 

10h31 : 12ème kilo à 11.80 de moyenne, je reviens sur le groupe des 6, encore 600mètres où je consomme le peu de carburant qu’il me reste. J’en reprends 4 et c’est le dernier virage à droite avant le drapeau à damier.

Fred arrive 10 minutes plus tard, vivre en altitude ne suffit pas, il faut s’entraîner un petit peu quand même J.

 

Petite discussion sympathique avec Knix05 et il est temps de regagner nos doux foyers…

 

Bilan de la course : 67ème sur 121 en 1h03min57s à la moyenne de 11,80 km/h. Seul l’objectif « se faire mal » a été atteint. Je me console en améliorant mon temps 2008 de 84 secondes avec un circuit légèrement allongé…

Par casanova
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Lundi 27 avril 2009
Par casanova
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Mercredi 8 avril 2009
Une petite vidéo du spectacle de Laurine (filmée de nuit, ne me demandez pas où est Laurine...)


Nuit de l'eau from CASANOVA Jean-Christophe on Vimeo.
Par casanova
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