Mardi 23 février 2010 2 23 /02 /Fév /2010 17:16

Fred, sponsor officiel, m’offre un dossard pour la course. Impossible de refuser.

Je parviens à éviter le Marathon et mais me retrouve inscrit au semi.

Je n’ai plus participé à une épreuve de ski de fond depuis une petite foulée blanche dans ma jeunesse des années 80.

 

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J’ai débuté, laborieusement, le skating l’an dernier. Il va falloir sérieusement s’entraîner.

Une neige de qualité et abondante recouvre les Hautes-Alpes depuis début janvier. J’investis alors dans un forfait annuel et c’est parti.

170 kilomètres en janvier, plus de 200 en février. La technique est loin d’être parfaite, le cardio a tendance à s’affoler rapidement  mais le plaisir est là. L’objectif de 14km/h est envisageable.

 

Dimanche 21 février :

 

Réveil à 8h30 après une nuit à Névache. Il a fait -15°C dans la nuit. Le soleil est là, la neige est excellente, une belle journée s’annonce dans la vallée de la Clarée.

 

 DSC00388_WEB.jpg

 

9h30 : Je gagne l’aire de départ en skis. Les sensations sont moyennes. Petites appréhensions avant le départ. Aurais-je le niveau ?  Les 150 autres concurrents ressemblent tous à Ole Einar Bjørndalen. Comment va se passer le départ avec tout ces bâtons et ces skis au milieu ?

 

300 bâtons + 300 skis = de bonnes chances de finir embroché.

 

10h20 : Je me place prudemment en fond de grille.

 

DSC05082.jpg

 

10h30 : Un coup de canon nous libère. Premier entonnoir après 200 mètres. Quelques coups de cannes de-ci de-là. Je parviens toutefois à rester sur les miennes et trouve peu à peu ma place dans le trafic. Magnifique traversée de Névache au son des sonnailles. Mes supporters sont là. Je me prendrais presque pour un champion. La côte qui nous attend à la sortie du village me ramène à la réalité. Le cœur s’emballe, les cuisses chauffent…

La descente de la Clarée commence par une belle montée en forêt. Nicolas et son accordéon nous attendent au sommet.

 

11h05 : Belle et longue descente entre les arbres. Rester attentif dans les virages, je ne suis pas seul en piste. Border cross géant en skis de fond, un truc de ouf (c’est comme ça qu’il faut dire, je l’ai entendu aux JO de Vancouver…)

 

11h15 : Arrivée en fond de vallée au niveau du charmant village de Plampinet.  Rapide ravitaillement  et c’est parti pour 5 kilomètres le long de la Clarée. Je me retrouve seul et file à presque 20km/h pendant un quart d’heure de bonheur absolu.

 

11h30 : Brutal coup d’arrêt au 17ème kilomètre, parcouru en 7 longues minutes. Nous remontons dans la forêt pour contourner Val des Prés. L’idée de quitter mes skis pour monter en courant me traverse l’esprit. Je n’avance plus avec ses planches accrochées aux chaussures…

 

11h37 : Enfin une descente ! Belle frayeur en sortie de virage. Un concurrent remonte la pente à quatre pattes pour récupérer un bâton perdu. Juste le temps de fermer les yeux et de passer sur ses skis.

 

11h45 : Encore une petite côte, 50 mètres de dénivelée qui me  paraissent 5000. Cœur à 180.

 

11h50 : Ultime descente, pointe à 40 km/h…

 

12h00 : Sonnent les cloches quand j’arrive aux Alberts. Traversée du village dans une rue enneigée pour nous. Un orchestre nous attend au pied de l’église.

 

Dernier kilomètre, l’arche d’arrivée est au bout, le soleil brille…

 

DSC05088.jpg

 

22,5 km en 1h33 (14,5 km/h de moyenne). L’objectif est atteint.

83ème sur 153. Le chemin est encore long pour devenir un vrai skieur de fond.

L’an prochain je reviens sur le Marathon (peut-être…)

Et maintenant j’attends la fonte des neiges pour repartir sur une saison de trails…

 

 

 

Semi Marathon de la Clarée 2010 from CASANOVA Jean-Christophe on Vimeo.



Semi-Marathon de la Clarée 2010
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Lundi 25 janvier 2010 1 25 /01 /Jan /2010 19:35
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Vendredi 18 décembre 2009 5 18 /12 /Déc /2009 19:18

C’est lorsque vous avez chaussés vos pantoufles que vous rêvez d’aventure. En pleine aventure, vous avez la nostalgie de vos pantoufles. (Thornton Wilder – romancier américain)

 

10h40 : Mon train quitte Gap sous le soleil. Passage sous les sommets enneigés du pic de Bure. Un beau week-end s’annonce.

 

14h45 : Arrivée Lyon Part Dieu. Quais surchargés, métro fermé, il faut s’adapter. Comment regagner Gerland et ses navettes pour Saint-Étienne?

Monter dans un tram bondé vers une destination inconnue, enfourcher un vélo le sac sur le dos ?

Tant pis, je me résigne à prendre un taxi qui m’allège d’un petit billet de 20.

Encore un billet de 10 et je prends  la dernière place du premier car pour Sainté. Impression désagréable de monter dans une bétaillère, direction l’abattoir.

 

16h15 : Arrivé sur place je suis naturellement attiré par l’élection de miss gros pis 2009, le boeuf que je suis s’égare dans la foire agricole du premier hall d’exposition. Un gentil paysan m’oriente dans la bonne direction : « les coureurs c’est derrière, ici y a que des vaches. »

 

16h30 : Dossard 6714 en main, puce validée, je m’installe tranquillement dans un hall encore bien vide. Petit matelas, coussin gonflable, bouchons anti-bruits et buff kikou sur les yeux : la sieste entamée dans le train peut se poursuivre.

 

19h00 : Dernier repas, je ne suis plus seul dans mon coin, nouvelle sieste (j’ai passé plus de la moitié du WE couché : la course à pieds, un sport de fainéants…)

 

22h30 : J’ouvre un oeil  et deux oreilles, le speaker nous prédit un temps clément pour la nuit. Je sors pour vérifier avant de choisir ma tenue pour la nuit (pyjama ou caleçon ?)

Dehors IL PLEUT ! Mais rien de bien méchant et il ne fait pas très froid. Je décide même de remplacer mon sac à dos par une ceinture porte bidons qui devrait suffire tout en étant plus légère et pratique dans la bousculade des ravitos.

 

23h00 : Dépôt de mon sac dans un bus à destination de Lyon (Et si je passais discrètement la nuit avec eux ? Bof, perspective peu excitante que de raconter ma nuit avec mille sacs…)

 

00h00 : je préfère la luxure d’un bon 69 km qui devrait réussir à me tenir éveillé toute une nuit. Et oui, sur la Saintélyon, pas de plaisirs solitaires. Nous sommes prêt de 5000 à nous élancer pour une aventure qui s’annonce plus épique que torride.

 

C’est donc Pierre Corneille et son Cid plutôt que Marc Dorcel  et ses Coureuses de la nuit qui nous accompagnerons au court de cette saga.

 Sous moi  donc cette troupe s'avance,
Et porte sur le front une mâle assurance.
Nous partîmes cinq cents ; mais par un prompt renfort
Nous nous vîmes trois mille en arrivant au port,
Tant, à nous voir marcher avec un tel visage,
Les plus épouvantés reprenaient leur courage!       
                                   (Le cid – Corneille)
 
 

Notre troupe s’avance tout d’abord sur 9km de bitume ayant pour seul intérêt de nous mettre en jambes et d’étirer le peloton.

 Une heure, les pieds dans la boue, nous plongeons brusquement dans
Cette obscure clarté qui tombe des étoiles (Le cid)

 Spectacle magique lorsque je me retourne, un serpent lumineux s’échappe de la ville.

 

 St Christo en Jarez : 01 :49 :49 - 2282ème - 8,47km/h

C’est avec 10 secondes d’avance sur mes prévisions que je passe au premier ravito. J’attrape quelques biscuits au vol et c’est reparti avec 7 minutes d’avance sur 2008.

Je poursuis l’ascension vers Moreau sur mon rythme de fantassin.

Les premiers relayeurs, lancés au galop, déboulent sur notre gauche.

 

Moreau : 02 :38 :47 -  2157ème - 8,16km/h

125 places de gagnées en quelques 6 kilomètres. Le point culminant est atteint. La portion qui s’annonce, sentiers plus ou moins techniques et longue descente glissante vers Ste Catherine est le premier moment de vérité. L’an dernier, euphorique, j’y avais laissé mes cuisses et mes illusions chronométriques. Ne pas s’emballer. 

 Le trop de confiance attire le danger (Le cid) 


Ste Catherine : 03 :22 :22 – 1832ème - 8,06km/h

 

 

Encore 325 places de gagnées. 8 minutes d’avance sur le plan, 12 de mieux qu’en 2008. Me suis-je encore enflammé ? Ai-je pris trop de risques sur cette portion accidentée et boueuse ?


 

A vaincre sans péril on triomphe sans gloire. (Le cid) 


J’ai pourtant l’impression d’être toujours aussi régulier dans l’effort. Un véritable petit diesel sans turbo…

 

Une nouvelle portion ardue se profile dans les halos de nos frontales, la glissante descente du bois d’Arfeuille s’annonce.

4 heures du matin, au cœur de la course nous sombrons dans les ténèbres...


 

O combien d'actions, combien d'exploits célèbres
Sont demeurés sans gloire au milieu des ténèbres. (Le cid) 

St
Genoux : 04 :33 :47 – 1766ème – 7,93km/h

66 petites places de gagnées dans cette longue plongée. Soudain, des lumières sur notre gauche : le ravitaillement.

Bouffée d’oxygène dans la chaleureuse grange qui sert de point de ralliement. Envie de s’allonger dans la paille. Quelques âmes en peine errent, regards hagards. Fuir avant d’être gagné par la torpeur. Courir, courir toujours plus loin. Dans la longue et régulière descente vers Soucieu, ne pas se laisser gagner par l’ennui qui la nuit, nuit.

Trouver des pensées positives :


 

C'est la nuit qu'il est beau de croire à la lumière.     (Edmond Rostand)     
       
 

Soucieu : 05 :34 :21 – 1579ème – 8,08km/h

Encore 187 places de mieux dans cette cavalcade vers la 45ème borne. Plus que 24 ou encore 24 ? La réponse est proche. L’an dernier, commencement des soucis à Soucieu. Suis-je mieux préparé cette année ? J’ose le croire.


 

On est toujours trop prêt quand on a du courage. (Le cid) 


Les cuisses ne crient pas misère dans la raide plongée vers le Garon. Quelques marches pour franchir le pont, un grand bond en avant pour moi. Dans le raidillon qui suit, le faisceau de ma frontale illumine la fumée blanche de mon haleine. Impression de m’élever dans un brouillard ouaté et lumineux. Je ne serais pas surpris de croiser un ange au sommet.

 

Pas de miracles, je redescend de mon nuage et commence à ressentir douleurs et lassitude après la rude sortie du parc de Chaponost. Encore 15 longs kilomètres…

 

 Beaunant : 07:01:05 – 1389ème – 8,05km/h

Encore 190 places de gagnées dans un dernier baroud d’honneur. De nombreux braves ont dû sombrer sur ce tronçon.

Terrible montée de Ste Foy, plus la force de rugir en entrant dans Lyon. Chemin de croix vers Fourvière que nous ne verrons même pas, descente pavée d’embûches.

 

 
Eglise St Georges : 07:56:53 – 1389ème – 7,90km/h

17 places de mieux, dernier sursaut d’orgueil. La platitude des 5000 derniers mètres m’achève. Interminables quais du Rhône, la mer se rapproche, impression d’entendre les cigales. Il est temps d’en finir.

Virage à gauche, dernière ligne droite, encore 100 mètres, 75, 50, 25…


 
Et le combat cessa faute de combattants. (Le cid) 

 

 

Palais des sports de Gerland : 08:33:05 (8 :30 :47 en temps réel) – 1412ème – 7,95km/h

Voilà, c’est fini, une heure de gagnée sur 2008, un beau maillot vert à l’arrivée, des souvenirs plein la tête mais 40 places de perdues dans les derniers instants, une « Sainté de bronze » envolée pour quelques secondes et des jambes endolories pour les trois jours à venir.


 

Jamais nous ne goûtons de parfaite allégresse :
Nos plus heureux succès sont mêlés de tristesse.          
(Le cid)
  


 

  

 

Petit retour chiffré sur ma seconde Saintélyon :  
Objectif : finir en moins de 9h00 contre 9h30 en 2008.

Changement de tactique pour y parvenir : l’an dernier, c’était tout doucement dans les montées et à fond dans les descentes (les premières seulement, car à la fin c’était tout explosé dans les cuisses et tout doucement tout le temps.)

Cette année, le maître mot : la REGULARITE. Toujours courir (ou presque), ne jamais dépasser le 10km/h et stabiliser ma moyenne à 8km/h. Je me suis entraîné pendant 8 semaines à 8km/h pour finir dans les 8 heures (La règle des trois huit…).

 

Voici le résultat :  

 

Distance

Temps

Km/h

Clt Général

Clt V1H

StE - St Christo

15,5

1:49:49

8,47

2282

821

St Christo - Mornand

6,1

0:49:36

7,38

   

StE - Mornand

21,6

2:38:47

8,16

2157

776

Mornand - Ste Cath

5,7

0:43:35

7,85

   

StE - Ste Cath

27,2

3:22 :22

8,06

1832

667

Ste Cath - St Genoux

9

1:11:25

7,56

   

StE - St Genoux

36,2

4:33:47

7,93

1766

646

St Genoux - Soucieu

8,8

1 :00 :34

8,72

   

StE - Soucieu

45

5 :34:21

8,08

1579

590

Soucieu - Beaunant

11,6

1:26:44

8,03

   

StE - Beaunant

56,5

7:01:05

8,05

1389

526

Beaunant - Lyon

6,2

0:54:48

6,79

   

StE - Lyon

62,8

7:56:53

7,90

1372

512

Lyon - Gerland

5,2

0:36:12

8,62

   

StE - Gerland

68

8:33:05

7,95

1412

521


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Vendredi 18 décembre 2009 5 18 /12 /Déc /2009 19:12

1er Novembre 2009.



Le réveil a sonné, le soleil a brillé, j’y suis allé.

 

Dix jours plus tôt, je patinais sur les routes enneigées de la vallée de la Clarée. Mais depuis, ce sont les vacances et l’été semble de retour. C’est donc en manches courtes que je prendrai le départ du premier Roquefortrail.

 

Trail organisé en marge de la plus renommée ronde des vignes de Roquefort la Bédoule (13).

Superbement rodée pour accueillir les 1500 coureurs de la Ronde, l’organisation failli être enrayée par le grain de sable du trail.
 

Il y avait autrefois un grain de sable qui se lamentait d'être un atome ignoré dans le désert ; au bout de quelques années il devint diamant, et il est à présent le plus bel ornement de la couronne du roi des Indes.   Zadig ou la Destinée, histoire orientale (1752), Voltaire

C’est ainsi que le retrait de dossard fût quelque peu chaotique. Mais tout rentra bien vite dans l’ordre et dès 8h30, nous partîmes 250 pour 28 kilomètres et 1000 mètres de dénivelé ensoleillés.

Paysages et senteurs méditerranéens, la mer à l’horizon lorsque nous chevauchons en crête.

Première partie très (trop à mon goût) roulante sur de larges pistes forestières un peu monotones. J’en profite pour admirer ce coin de Provence encore préservé mais m’endors peu à peu. Deux petites descentes un peu plus techniques ont le mérite de me réveiller.

Seconde partie beaucoup plus ludique et toujours aussi jolie : terrain plus accidenté nécessitant quelques relances, sentiers monotraces sinueux, traversées de vignes et tunnels,  portion commune avec la Ronde, belle petite ascension en lacets vers une ancienne chapelle…

 

A signaler de très sympathiques et dynamiques bénévoles sur l’ensemble du circuit.

 

J’en profite pour me réveiller pleinement et prends beaucoup de plaisir lors des 10 derniers kilomètres.

 

Photo: Epilobe

 

 Photo Akunamatata

 

Les deux derniers, bitumés, sont avalés à une allure de semi (au moins 12km/h !) et c’est tout content que je franchis la ligne après 3heures et 8minutes de plaisir. Egalement heureux d’avoir croisé quelques Kikourous lors de cette belle journée de vacances.

 

PS : Samedi 7 novembre, il a neigé lors de ma sortie matinale. Adieu manches courtes, bonjour gants et bonnet

 

 

Un petit résumé en bonus pour ceux qui on tout lu:

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Mercredi 7 octobre 2009 3 07 /10 /Oct /2009 10:03



Dimanche 4 octobre, le soleil brille toujours sur les Hautes-Alpes pour la seconde édition du trail Gapencimes.

 

 


9h30 : 350 trailers s’élancent pour 25km et quelques 1200mD+ de plaisir. (Plus ou moins intense selon son degré de masochisme…). Parmi eux, les 4 fantastiques d’un team Névasport au complet.

-         Fred, le patron, revient sur les traces de son premier trail avec pour objectif d’exploser son temps de référence (3h51).

-         Nat, l’habituée des podiums, n’entend pas changer ses habitudes.

-         Jilouis, à l’aise sur le bitume, se lance pour la première fois hors des sentiers battus et espère terminer dans de bonnes conditions.

-         De mon côté, j’ai annoncé un ambitieux 3h15 dans mon « kivaou » mais faire aussi bien que mes 3h24 de l’an dernier me suffirait.

 

Je m’élance presque à bloc (Note Du Traducteur = 12 km/h) pour un 1500mètres autour du lac de Charance. Sous l’oeil admiratif des canards et la bave aux lèvres, je me retourne pour évaluer les dégâts occasionnés par mon départ foudroyant. Le reste de l’équipe, au coude à coude, a été distancé d’une bonne cinquantaine de centimètres. J’en ai les bras qui tombent et, comme un seul homme, ils en profitent pour me dépasser dans la première petite bosse.

 

S’ensuivent 1500m de montée en palier vers le canal de Gap. Nat mène la danse, Jilouis dans sa foulée. Fred fait l’élastique, je peine à suivre.

 

9h45 : Nous arrivons au canal, bien connu des joggers locaux, et profitons de 2500m d’un agréable replat en balcon pour allonger la foulée. Me revoilà presque à bloc. Fred le montagnard manque de vitesse et nous laisse filer peu à peu.

 

9h55 : Brutal virage à droite, nous nous retrouvons face à la pente pour le premier gros changement de rythme. 100D+ en 400m, il me faut un gel. Nat et Jilouis s’éloignent. Le moral en prend un coup mais la course est encore longue.

 

10h10 (PK7): J’ai profité d’une trop courte descente pour revenir à bloc (NDT : 13km/h) sur Jilouis. Nous passons devant la chapelle de Sauveterre avec 5secondes d’avance sur mon temps de référence (c’est toujours ça de gagné !) Fred passera 5 minutes plus tard. Nat est passée depuis 30 secondes.

 

Nous revenons peu à peu sur elle pendant les 2km d’une montée relativement roulante avalée sur un bon rythme (NDT : 7km/h). Lors de notre jonction, je fais l’erreur de lui dire qu’elle allait plus vite l’an dernier. Elle accélère, nous laisse sur place et s’envole vers la ferme en ruine qui marque le début de la grosse difficulté du jour.

 

10h25 (PK9): 60 secondes d’avance sur 2008. Le moment de vérité approche. Nous sommes au pied d’un mur (560D+ sur 2KM).Les sensations ne sont pas terribles. J’avale un second gel. Début de la course ou commencement de la fin ?

 

Commencement de la fin pour Jilouis qui n’a pas l’habitude de « courir » à quatre pattes dans les cailloux. Ses quadriceps ont également du mal à encaisser le dénivelé…

Je m’accroche comme je peux et me rapproche tout doucement de Nat.

Fred est à plus de 5 minutes, mais il arrive sur son terrain de prédilection…

 

Je ne suis pas au mieux et pourtant, à la moitié de l’ascension, j’ai 2 petites minutes d’avance sur l’an dernier. Sensations absentes mais j’avance encore et dépasse même Nathalie qui peine un peu.

Nous arrivons afin sur la longue crête sommitale. Dévoluy et majestueux pic de Bure à gauche. Gap devrait être à droite, mais une bande nuageuse nous cache paysage et soleil. Nous sommes à 1900m d’altitude, il ferait presque frais. Je recommence alors à trottiner pour ne pas refroidir. Mais à moins d’être un dahu, pas facile de courir sur un devers !

 

A propos, pour chasser le dahu, il faut se tenir derrière lui et l'appeler. Il se retourne et perd alors l'équilibre. Il suffit ensuite de le ramasser. 

 

11h11 (PK11) : Passage au sommet du Cuchon (1903m), point haut de la course. Superbe panoramique sur le Dévoluy, les Ecrins et le bassin gapençais.


11h15 : Croix de Charance où nous attend le photographe de la course. Toujours 2 min de bonus sur 2008.

 

 

Mais derrière, les positions au sein du team sont bouleversées.

-         Fred a effectué une montée canon. Il passe une vingtaine de places après moi et m’aperçoit dans la rude descente vers le ravitaillement.

 

-         Nat est dans sa roue après une ascension difficile.

 

-         Jilouis, au bord des crampes, est plus loin. Ses jambes ne répondent plus. Il chutera dans la descente qui suit et décidera, sagement, de s’arrêter définitivement au ravitaillement.

 

S’ensuivent six kilomètres de sentiers variés, parfois glissants et caillouteux.

Des chemins boueux défoncés par les vaches, des pistes forestières plus ou moins pentues...

Le tout sous la surveillance bienveillante du Pic de Bure. J’en profite pour enfin ressentir de bonnes sensations et progresse alors sur un bon rythme.

 

12h13 (PK18) : Passage au col de Gleize (1700m) avec 7minutes d’avance sur l’an dernier !

Le Champsaur est à nos pieds. Plus que 6 km d’une descente, de plus en plus raide et étroite, où deux concurrentes me dépassent en sautillant avec légèreté alors que je suis quasiment à bloc (NDT : 11km/h)…

Le dernier kilomètre, plus ou moins plat, est difficile à avaler.

 

12h47 : Retour au bien nommé pré de la danse 3h17 après le départ. Heureux de finir encadré par mes filles.

 

12h52 : Au tour de Nat, 2 minutes de mieux qu’en 2008 et toujours sur le podium.

 

13h03 : Fred, un peu moins à l’aise sur les parties rapides, termine en explosant son chrono de 18 minutes.

 

Jilouis, qui nous attendait à l’arrivée, reviendra plus fort de cette première expérience l’an prochain.

 

En espérant que brille encore pour nous tous le soleil des Hautes-Alpes…

 

 

 

Photos site de la ville de Gap.

 

 

 

Par casanova
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